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L'Eames Plastic Side Chair DSW - original vs. contrefaçon

Les bonnes affaires appellent ! 85 euros pour une chaise DSW au lieu des 365 euros habituels. De quoi faire battre plus vite le cœur de tout chasseur de bonnes affaires. Mais en examinant de plus près cette offre soi-disant alléchante, on comprend vite : il s'agit d'une contrefaçon. Nous avons comparé pour toi la contrefaçon et l'original. Voici les différences les plus flagrantes, ainsi que quelques astuces à prendre en compte avant d'acheter un objet design.

Nos astuces pour reconnaître les contrefaçons :

  1. Original, réédition et contrefaçon – un rappel
  2. Le piètement : matériaux bon marché contre bois de qualité
  3. La coque d'assise : l'absence de marquages trahit la contrefaçon
  4. Comment démasquer les contrefaçons

Original, réédition et contrefaçon – un rappel

Nous avons déjà expliqué la différence entre original et contrefaçon dans un précédent article. Pour rappel : ce que le langage courant appelle « original » désigne en réalité des rééditions sous licence, aussi appelées « re-éditions ». Les meubles étant des objets utilitaires, et leurs modèles n'existant souvent plus que sur ordinateur, les fabricants ont la possibilité d'acquérir brevets, licences et droits de marque.

Ces produits - fidèlement reproduits d'après les créations originales du designer - sont ceux que nous vendons chez Connox. Ils sont ce qui se rapproche le plus de l'original. Ce qui distingue un original (à droite sur l'image) d'une contrefaçon (à gauche sur l'image), tu le découvriras ci-dessous à travers l'exemple de la Eames Plastic Side Chair DSW.

Le piètement : matériaux bon marché contre bois de qualité

Dès le premier coup d'œil, les pieds en bois de la contrefaçon (image du haut) donnent une impression nettement moins qualitative. Ils sont fortement vernis, ce qui fait paraître le veinage peint par endroits. Le matériau diffère lui aussi de l'original (image du bas). Les pieds de la chaise DSW, que Connox propose également, sont fabriqués en bois d'érable ou de frêne de haute qualité. Ces deux essences proviennent d'une sylviculture allemande contrôlée. Pour la version bon marché (image du haut), c'est un simple bois de hêtre qui a été utilisé, présentant de petits défauts.

Le choix du bois par Vitra, en revanche, se fait avec un grand soin. Pour les piètements, l'accent est mis sur une esthétique sobre du bois et des standards de qualité très élevés. Le bois bénéficie ainsi d'une durée de vie extrêmement longue, ce qui évite de nouveaux achats et protège durablement l'environnement.

La différence suivante se voit au niveau des patins, qui, sur l'original (image du bas), sont en feutre de qualité, doux pour le sol. Cette version est proposée par Vitra pour les cas où la DSW est posée sur des sols durs et lisses, comme le parquet, le stratifié, le carrelage ou la pierre.

La contrefaçon, elle, utilise un plastique bon marché qui ne recouvre pas complètement les vis. À long terme, cette version ne protégera pas ton sol. De plus, le patin est posé sans transition à la jonction avec le pied de la chaise, ce qui donne une impression de qualité inférieure.

En matière de travail du bois aussi, la contrefaçon ne fait pas le poids face à la re-édition Eames. Au contraire : tandis que l'original (image du bas) brille par ses découpes proprement fraisées, la contrefaçon présente des angles mal finis. À ces endroits, il était presque impossible de détacher le film de protection des pieds du piètement. Résultat : de disgracieux restes d'emballage sur les bords supérieurs de la chaise.

La coque d'assise : l'absence de marquages trahit la contrefaçon

Au premier coup d'œil, la contrefaçon (image du haut) ressemble beaucoup à l'original. Ce n'est qu'en y regardant de plus près qu'on remarque que le ton de blanc de l'assise, sur la contrefaçon, est plus clair que celui de la chaise Eames originale. Pour un néophyte, cette différence reste toutefois difficile à repérer.

Un critère d'exclusion plus fiable pour repérer les contrefaçons se trouve dans les marquages présents sous la coque d'assise. Contrairement à l'original du fabricant Vitra, la contrefaçon ne comporte aucun emblème.

Vitra indique par exemple, avec le marquage matériau « PP », que la coque est fabriquée en polypropylène de haute qualité. S'y ajoutent un sceau certifiant la sécurité de la chaise, ainsi qu'un autocollant précisant le lieu de fabrication et le numéro de série de la Side Chair. Note aussi que l'original est toujours livré déjà assemblé par Vitra. Le fabricant cherche ainsi à éviter les erreurs de montage.

Comment démasquer les contrefaçons

Comment ces contrefaçons se retrouvent-elles en circulation ? Une chose est claire : de nombreuses boutiques vivent de la vente de contrefaçons. Elles copient sans licence des classiques du design, et utilisent pour leur fabrication des matériaux bon marché et surtout de qualité inférieure. Leur commerce repose sur l'ignorance des clients.

Comment reconnaître ces boutiques avant même l'achat ? Un critère est le pays du siège de l'entreprise. Ces boutiques sont très répandues au Royaume-Uni ou en Italie. D'autres règles de protection des dessins et modèles y sont en vigueur, ce qui facilite la fabrication de contrefaçons. Garde aussi une bonne dose de scepticisme au moment d'acheter. Bien sûr, les prix des originaux varient aussi d'une boutique à l'autre. Mais au-delà d'une réduction de plus de 50 % par rapport à la concurrence, il s'agit très rarement d'un original.

Le préjudice économique causé par les contrefaçons s'élève chaque année à plusieurs centaines de milliards d'euros, dont 29 milliards d'euros rien qu'en Allemagne. Une association qui livre bataille contre les faussaires et copieurs les plus effrontés est l'Aktion Plagiarius e.V. Depuis 1977, elle décerne le prix Plagiarius aux fabricants et revendeurs de contrefaçons et copies particulièrement flagrantes. Ce nain noir au nez doré vise à médiatiser et démasquer ceux qui tentent de tirer profit des idées et créations d'autrui. L'année dernière, une copie particulièrement flagrante de la râpe à fromage Kasimir du fabricant Koziol figurait parmi les lauréats.

En définitive, les contrefaçons sont, à première vue, difficiles à distinguer des originaux. Dans certains cas, seuls les labels de contrôle ou les emblèmes permettent de démasquer ces prétendus classiques comme des contrefaçons. Pour profiter durablement de sa Eames Plastic Side Chair DSW, mieux vaut opter pour la re-édition. Cette version sous licence du fabricant Vitra séduit par des matériaux de haute qualité et une finition soignée, qui correspond vraiment à son prix.

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